Aide aux étudiants de Français Langue Etrangère dans leur apprentissage.
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Cours de FLE pour débutants et autres matériels en ligne
Dépasser les difficultés de la conjugaison des verbes français
Liens permettant d'accéder à des listes de vocabulaire et de le mémoriser.
jeanev | 02 h 26 | Rubrique : Turc et Turquie
jeanev | 14 h 31 | Rubrique : Turc et Turquie | Màj : 09/07/08 à 23 h 38
jeanev | 00 h 46 | Rubrique : Turc et Turquie | Màj : 05/07/08 à 16 h 38
Aujourd'hui les sociétés non-occidentales vivent des changements aussi accélérés que les sociétés occidentales. La capacité d'action de ces sociétés sur elles-mêmes qui est marquée par le mouvement islamiste et par les problèmes de migration, d'urbanisation et d'industrialisation depuis plus de trois décennies, s'est accrue considérablement. L'expérience de vivre ensemble d'acteurs sociaux qui ont des origines très diversifiées - ethniques, sociales, économiques, culturelles et religieuses - tout en étant égaux et différents, marque le paysage actuel des métropoles de tous les pays du monde. Il existe plusieurs conflits de nature différente qui traversent les sociétés du monde. Les lois du marché d'un côté et celles de la communauté de l'autre menacent les individus de toutes les sociétés. Dans ce contexte, nous pouvons affirmer que la Turquie comme les autres pays non occidentaux vit une modernité synchronisée avec les pays occidentaux.
Le fait que la Turquie exprime sa détermination politique à être membre à part entière de l'Union européenne nous oblige à mieux comprendre la modernisation de ce pays. Ce livre rassemble des analyses de sociologues turcs concernant les nouveaux aspects de la modernité turque.
Avant-propos
İpek MERÇIL
Une ville géante, une ville illégale et une illégalité géante : Istanbul
Barlas TOLAN
Réflexions sur la quête d'identité des employés financiers à travers la légitimation
de la consommation avec la carte de crédit
Ali ERGUR
Le présentisme peut aussi résulter d'un lien social fort mais étouffé - Une révolte qui n'en finit plus de couver chez les travailleurs du secteur informel en Turquie
K. Cem ÖZATALAY
Femmes en quête d'identité : exemple de femmes turques immigrées en France
Feyza AK AKYOL
Science et foi, pendule de la modernité: les stratégies mentales du mouvement islamiste en Turquie
Nazlı ÖKTEN GÜLSOY
Les nouvelles tendances spirituelles en Turquie contemporaine
İpek MERÇIL
La question de la religion comme composante de l’identité chez les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France
Verda IRTIS
Du volontarisme des élites à une identité séculaire ? La mort comme élément fondateur du « nouveau kémalisme »
Buket TÜRKMEN
Université Galatasaray – Editions l’Harmattan
Collection Recherches à l’Université Galatasaray
dirigée par Ahmet Inse
jeanev | 00 h 50 | Rubrique : Turc et Turquie
Enseignement supérieur : M. Ozcan, nouveau président du Conseil de l'enseignement supérieur turc
L'ensemble du système universitaire turc est placé sous la tutelle de deux organes nationaux :
- le Conseil inter-universitaire, composé de tous les recteurs d'universités et d'un professeur par université, est chargé de fixer les normes académiques et les conditions d'obtention des diplômes.
- le Conseil de l'enseignement supérieur, connu sous le sigle "YOK", directement rattaché au président de la République, est chargé de proposer au gouvernement et au parlement les budgets devant être accordés aux universités ; il prépare les plans de développement à court et long terme ; il propose au gouvernement la création d'universités, de facultés, d'écoles ou d'instituts, la création de postes d'enseignants ; enfin, les recteurs sont nommés par le chef de l'Etat, à partir d'une liste proposée par le YOK.
Le YOK est constitué de 21 membres nommés pour une période (renouvelable) de 4 ans (7 sont nommés par le conseil inter-universitaire, 7 par le gouvernement et 7 par le président de la république). Son président est directement nommé, parmi ses membres, par le président de la République.
M. Yusuf Ziya Ozcan, 56 ans, professeur de sociologie spécialisé en statistiques à l'Université Technique du Moyen-Orient d'Ankara, a été nommé à la tête du YOK par le Président Gül le 11 décembre 2007.
A consulter le blog "Empire ottoman" de Courrier international.
jeanev | 02 h 01 | Rubrique : Turc et Turquie | Màj : 24/03/08 à 02 h 06
jeanev | 01 h 58 | Rubrique : Turc et Turquie
« L'Europe n'a jamais eu de frontières, » a dit l'ancien premier ministre.
L’ancien premier ministre français, Dominique de Villepin, a prononcé, à l'université Galatasaray d’Istanbul, la seule université francophone en Turquie, une conférence de 45-minute consacrée au "désordre mondial". Durant cette conférence, il a expliqué que l'Europe a toujours été une région sans frontières.
L' «Europe n'a jamais eu de frontières ».
L’Europe a pris des engagements concrets vis-à-vis de la Turquie il y a quelques décennies et il faut que ces engagements soient honorés, a dit de Villepin, lundi 10 mars 2008, devant un parterre d’étudiants, de professeurs d'université, de diplomates, avec, parmi eux, l'Ambassadeur de France à Ankara, Bernard Emié, et la Consule Générale de France à İstanbul, Christine Moro. Il a dépeint un monde en proie à de prétendues "crises régionales," dont la raison de la gravité est seulement liée à l'incapacité de la communauté internationale à les résoudre. " Les crises non traitées empirent - en Iran, en Irak, en Israël, au Liban - à un moment où la communauté internationale prouve son inefficacité à s’engager dans la résolution de ces crises en leur apportant les réponses justes," a fait remarquer le diplomate français.
Le premier processus de globalisation, que de Villepin a décrit comme « hémiplégique » s’est produit à l’époque des grandes découvertes (comme, au XVème siècle, celles entreprises par Henri le « navigateur " au Portugal) qui étaient à la recherche des limites et des frontières du monde, alors que des mers importantes (la Méditerranée) et des continents (l’Asie) semblaient coupés du reste du monde. « La globalisation d'aujourd'hui s’étale partout dans le monde. Le progrès est partagé partout, au même titre que les révolutions technologiques», a-t-il dit. C’est aussi bien le facteur de grands espoirs que de craintes énormes, « le prix de l'espoir, » comme de Villepin l'a souligné. « Crainte de ce que sera le futur, crainte de l'autre ; ces craintes qui rattrapent la Turquie, la France, aussi bien que les États-Unis. » Il a cité trois dates qui « structurent le monde d'aujourd'hui » et sont le signe « des batailles d’idées » auxquelles nous faisons face aujourd’hui :
En février de 2003, de Villepin est devenu le porte-parole de l'opposition française à la volonté des USA de porter la guerre en Irak, après un discours mémorable au Conseil de sécurité de Nations Unies.
Dans son discours à Istanbul, cinq ans après l'invasion de l’Irak, de Villepin a établi un parallèle entre 2003 et « le rêve post-1989 d'un monde sans luttes de pouvoir, libéré de l'histoire, un monde de paix perpétuelle. » Le monde de 2008 est témoin, au contraire, « du retour de l'histoire, du retour de la force, du retour de la guerre nécessaire à cause d’une nation qui est indispensable à la sécurité du monde, les États-Unis.»
Appel pour une « Europe forte »
La plus grande leçon de la guerre d'Irak, a dit de Villepin, est que la force ne peut pas être un régulateur du monde - que ce soit « la force sans visibilité du terrorisme » ou « la force armée qui utilise la violence pour en finir avec la violence. » Le politicien aux cheveux argentés a souligné les failles dans le cercle vertueux des néoconservateurs américains qui, dans leur recherche pour la stabilité du monde, ont, au Moyen Orient, un parcours qui « passe par la porte de l’Irak et se termine à Jérusalem ».
Au lieu de cela, la guerre en Irak a surtout laissé un monde « plus fragile » et un ordre international surtout « moins satisfaisant. » De Villepin a accentué, de nouveau, l’« incapacité de la communauté internationale à changer profondément les luttes de pouvoir » et à aller au delà « de l'accompagnement diplomatique », à un moment où la concurrence accrue entre les puissances mondiales crée un certain nombre « d'arcs brisés » un peu partout sur le globe.
Selon de Villepin, l'identité est la clef à la plupart de conflits durables d'aujourd'hui -- identités humiliées dont les voix se font entendre, en Russie (le déshonneur de 1991), en Chine (les tensions vieilles d'un siècle avec le Japon) et d'autres lieux géographiques, dans l'ensemble du Moyen-Orient.
Mais tandis qu'il y a rien de neuf dans les luttes pour le pouvoir, un sentiment sans précédent de manque de contrôle a émergé de la globalisation d'aujourd'hui, a observé de Villepin. « Ce phénomène s'ajoute à un sentiment croissant d'injustice, sentiment qui propage et multiplie le terrorisme et favorise un réel pouvoir révolutionnaire. » Ces mots rappellent la situation actuelle en Irak, où les paroles prononcées par de Villepin en février 2003 résonnent plus fort que jamais : « N'oublions pas qu’une fois gagnée la guerre, il faut gagner la paix. »
Notre monde semble « un », à un degré inégalé par rapport aux globalisations précédentes, et l'effet de Lorenz (le battement des ailes d'un papillon au Mexique peut créer des changements imperceptibles de l'atmosphère qui finissent par déclencher une tornade aux Philippines) est mis, soudainement, en évidence de manière cruciale aujourd’hui (telle la « crise terrible des « subprime, » qui a pris naissance en Amérique et, en quelques mois, s’est transformée en crise financière mondiale - globale).
De Villepin a ensuite invité la communauté internationale à lancer le principe d’une « refondation profonde du système international » avec une nouvelle architecture basée sur les principes de justice, égalité, et des règles du droit. Cela impliquerait la multipolarité et le multilatéralisme, de plus grands moyens assignés aux Nations Unies - y compris des forces armées indépendantes et une diplomatie du monde qui « réponde aux crises à toutes heures, quotidiennement, de nuit et même le week-end. »
Se concentrant sur l'Europe et la Turquie, à la fin de son discours, de Villepin a évoqué les grandes expectatives et les grandes difficultés européennes. « Il ne peut y avoir aucun futur pour l'Europe sans une vraie indépendance européenne qui assure la défense de ses intérêts sur la scène mondiale. Le monde a besoin d'une Europe forte et puissante. »
Une fois que l'Europe aura regagné sa confiance perdue et retrouvé une voix puissante sur la scène du monde, et si la Turquie continue à respecter son engagement dans les réformes, l'histoire prouvera que ceux qui ont soutenu ce processus avaient raison, a conclu de Villepin.
jeanev | 17 h 50 | Rubrique : Turc et Turquie | Màj : 23/03/08 à 15 h 21
Le Professeur Joël Pascal BIAYS, professeur agrégé de droit, ancien coordonnateur de l'Institut du Droit des Affaires Internationales (Université du Caire), recteur adjoint de l’université Galatasaray depuis septembre 2007, nous a quittés brusquement dans la nuit de jeudi à vendredi, laissant derrière lui, profondément touchée par sa disparition, une équipe de professeurs devenus en peu de temps ses amis.
Six mois avaient suffi à Joël-Pascal Biays pour se créer une réputation à l’université Galatasaray qui ne saurait s’estomper. Son rôle dans la direction de la partie française de cette université a été court mais brillant.
Avant lui, le rectorat avait possédé sans doute des intelligences de premier ordre ; mais il lui avait manqué un de ces rares esprits, qui savent donner un tour attrayant et original aux questions de gestion académique, de recherches scientifiques, de programmation, d’innovation… posées à une université francophone telle que l’université Galatasaray.
Combien la présence d'un tel homme était précieuse dans les temps difficiles où nous vivons ! Il avait su redonner confiance à un corps professoral qui doutait, marqué par la dure réalité économique qui frappe aussi de plein fouet le secteur de la coopération universitaire.
Pendant les 6 mois de sa présence à la GSÜ, Joël-Pascal Biays avait été son guide, ayant, par un travail de tous les instants, acquis en très peu de temps une connaissance intime des dossiers, défendant les projets en cours, n’hésitant pas à en aborder de nouveaux quand ils étaient porteurs d’avenir pour l’université, préparant avec ardeur le Comité paritaire où l’on allait prendre des décisions importantes pour notre coopération, assurant un rayonnement permanent de l’université en étant présent partout où on le lui demandait, en prononçant des discours où il maniait le verbe et l’humour avec beaucoup de brio.
Il a toujours donné l’impression à tous ceux qui le voyaient agir qu’il croquait la vie à pleine dents… Il était animé de cet esprit marqué par le positivisme et ses maîtres-mots étaient réalité, utilité, expérimentation, certitude, précision, organisation.
Il connaissait chacun d’entre nous personnellement et tous ceux qui l’ont approché se sont vu prêter de sa part une oreille attentive à leurs suggestions, leurs projets, leur donnant ainsi l’assurance qu’ils seraient suivis dans ce qu’ils voulaient entreprendre, si cela en valait la peine…
Joël-Pascal Biays a réussi à apporter la joie de vivre et la gaieté dans sa gestion de la partie française de l’université Galatasaray ; mais nul doute que nos collègues turcs avec lesquels il travaillait dans un climat de confiance inégalée regrettent déjà et regretteront cette figure dont la fugacité du passage nous laisse pantois de douleur.
Nous transmettons à ses proches nos condoléances les plus vives et les assurons que nous partageons avec la plus grande sincérité leur profond chagrin.
jeanev | 14 h 58 | Rubrique : Turc et Turquie | Màj : 19/03/08 à 02 h 06